Archive for January, 2008

On the way ahead

Tuesday, January 29th, 2008

UP! http://safe-trading.blogspot.com/2008/01/coming-next.html. Back on banks and some other blue chips since yesterday. On CAC40, our target is around 5100 pts (following our trading plan), then OUT.

S.G. par Montaldo (in french)

Monday, January 28th, 2008

lundi 28 janvier 2008 par Jean Montaldo La version officielle du PDG de la banque sur son trader isolé et incontrôlé, qui lui aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros, ne résiste pas à l’analyse des faits, estime Jean Montaldo, auteur du « Marché aux voleurs » (Albin Michel, 2003). Selon lui, elle masque une crise plus grave et des responsabilités plus larges. D’abord, les risques financiers ont bien failli faire sauter la banque, lundi 21 janvier. Ensuite, la Banque de France et les autorités de marché en savaient forcément plus long qu’on ne le croit. Accrochez vos ceintures !L’affaire de la Société générale explose comme un volcan dont les courants de laves menacent de ravager nos économies. Le monde de la Finance est atterré, celui de la politique bouche bée et la presse enflammée.Cependant, nul n’a vraiment pris la mesure du cataclysme financier qui vient de survenir, amplifié par les déclarations invraisemblables de Daniel Bouton, le PDG de l’établissement « victime »… sauvé in extremis de la banqueroute par ceux là même qui ont pour mission d’empêcher les gymnastiques frauduleuses.Monde pitoyable de la Finance… où les autorités de contrôles — une nouvelle fois ! — montrent leur incapacité à appliquer aux plus puissants intervenants les règles strictes qu’elles imposent au commun des mortels. À commencer par la Banque de France qui , 5 jours durant — du 19 au 23 janvier 2008 (au matin) —, a poussé le culot jusqu’à cacher au Président de la République Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon les risques encourus par l’une des plus grandes banques françaises, avec en toile de fond des dommages immenses pour la bourse française et ses homologues européennes.Histoire incroyable… qui, telle que présentée dans un flou artistique impressionniste par l’état-major de la Société générale, ne résiste pas à l’analyse.La version fantastique du PdgLa version des évènements donnée au public, en fin de matinée du 24 janvier, par le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, ne paraît pas coller à la réalité, du moins celle qui ressort de mes connaissances et recherches actives : « Les transactions sur lesquelles la fraude a porté étaient banales - une position à la hausse des marchés actions - mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et variées », écrit-il à ses actionnaires et clients, le 24 janvier. Non sans ajouter une information qui fait tilt : « J’ai bien évidemment informé M. le Gouverneur de la Banque de France et M. le Secrétaire Général de l’Autorité des Marchés Financiers [AMF] dès que j’ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier. La perte subie est très importante. Toutes les mesures ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter tout nouveau risque de nature comparable. »Explications un tantinet courtes et pour le moins fantastiques, voire inquiétantes. Car on y omet de faire état des dispositifs de contrôles stricts mis en place - au-dessus de l’ensemble des établissements financiers - pour empêcher qu’un ou plusieurs aigrefins (ou mauvais génies) puissent polluer les écritures des grandes industries financières.Appartenant à la galaxie des départements spécialisés de la Banque de France, ces instruments complètent ceux des banques intervenantes… avec pour mission de les surveiller, de jour comme de nuit. Et de repérer, par des observations permanentes et croisées, tout manquement aux règles de prudence et de bonne gestion, a fortiori lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur des montants faramineux. Ainsi, si des « failles » ont affecté les « procédures de contrôle » de la Société générale, comment expliquer que les moyens de contrôle (réputés inviolables) de la Banque de France n’aient pas fonctionné ?Arrêtons les non-dits… et venons-en à ce qui fâche : au-delà de la Société générale, tout un réseau ramifié est en cause. Puisque le ministre des Finances, Mme Christine Lagarde, doit donner, « sous huit jours » au Premier ministre, « toutes les indications sur la manière dont les choses se sont passées, de manière à ce qu’on puisse, le cas échéant, proposer des solutions », voici celles que je lui soumets… pour l’y aider.Pourquoi et quand la Générale a failli sauterRemontant dans le temps, j’observe, en premier lieu, que par la grâce de la Banque de France et de l’AMF, le pire aura été évité… avec une perte « limitée » à 4,9 milliards d’euros (ou 7,2 milliards de $ US).Ce trou béant dans la caisse de la Générale a été causé par des engagements démentiels et présumés « frauduleux » que j’évaluais le jour même de la révélation du scandale (le 24 janvier), à au moins 50 milliards d’euros. Somme astronomique, supérieure de 20 milliards d’euros aux fonds propres de la banque !Apprendre, de surcroît, que ces engagements sont intervenus sur les marchés hautement spéculatifs des « futures » laisse pantois. Comment peut-il se faire qu’une banque de cette dimension puisse permettre qu’un golden boy novice (Jérôme Kerviel, 31 ans… et toutes ses dents) la gave, sans qu’elle ne s’en aperçoive, d’« options à terme », de bouts de papiers empoisonnés revenant à spéculer comme un laquais sur les actions de grandes entreprises cotées et (ou) sur les indices, tel celui du CAC 40 ?Enregistrées, les pertes de 4,9 milliards d’euros sont là, bien réelles… dont aucun des protagonistes ne peut se laver les mains. Mais on omet de dire que, sans le bon vouloir des autorités de contrôles de la bourse et des institutions financières, au matin du lundi 21 janvier, avant l’ouverture des marchés, la Générale n’aurait pu échapper à une chute aux enfers, avec des dégâts considérables.Dans le plus grand secret, lors de réunions tenues pendant le week-end des 19 et 20 janvier 2008, la Banque de France et de l’AMF lui ont donné leur aval pour que soit cachée aux investisseurs l’étendue de ses prises de risques engagées par le « trader » Jérôme Kerviel.En effet, le matin du lundi 21 janvier, après plusieurs fortes baisses partout dans le monde (à New York le vendredi, puis sur toutes les places asiatiques), la journée boursière s’annonçait avec un avis de tempête. Dans de telles circonstances, annoncer à l’improviste la situation réelle et désastreuse des engagements de la Société Générale — découverte officiellement durant le week-end —, aurait immanquablement provoqué, à Paris et dans toute l’Europe, un vent de panique effroyable.Dans un tel contexte — où les rapaces ne s’encombrent pas de bonnes manières —, la plupart des intervenants, à commencer par les autres établissements bancaires, auraient évité de se positionner à l’achat sur des marchés en pleine ébullition. Du moins avant que ne soit apuré le carnet d’ordre de vente, gonflé à hélium, de la Générale.Nombre de prédateurs n’auraient pas manqué de se positionner à la vente (sèche ou à découvert, puisque le marché le permet !), pour accompagner le mouvement de baisse, tenter de « se refaire » à bon compte dans l’œil du cyclone boursier, autant dire se remplir les poches à bon compte… dans un « Cycle de Bethe », comme disent les astronomes pour désigner les réactions nucléaires dans les étoiles.Prise au piège, la grande banque aurait eu toutes les peines du monde à se délester de sa cargaison pourrie, face à des salles de marché excitée par l’odeur du sang de la Générale et de sa tirelire bourrée à craquer de centaines de milliers de titres spéculatifs et à fort effet de levier : ceux sur lesquels le jeune Jérôme Kerviel — dont peu de gens connaissent, pour l’heure, sa version des faits — intervenait tout seul, nous assure-t-on, sachant qu’il pouvait multiplier ses gains ou ses pertes à la vitesse d’une météorite.À n’en pas douter, si, conformément au règlement qui régit les institutions financières, la Société générale s’était vue imposer par ses pairs d’informer sur le champ les investisseurs des risques suspendus au-dessus de sa caisse, ce noir scénario lui aurait fait connaître l’abîme, une bonne part de ses 30 milliards d’euros de fonds propres étant menacée de partir en fumée. Je rappelle que ce lundi 21 janvier, la bourse de Paris baissait de quelque 6%, à l’unisson avec ses homologues européennes. Et que les mêmes secousses telluriques se répétaient le mercredi 23… tandis que la Générale continuait de vendre à tour de bras, en catimini et à perte, les options d’achat accumulés par son golden boy suspendu.Tel est le désastre qui serait intervenu si, au long des trois journées fatidiques (des 21 au 23 janvier) — et en plus de la crise des « subprime », à l’origine de la dégringolade des actions sur toutes les places du monde —,était venu s’ajouter l’annonce des difficultés dantesques de la troisième banque française, au demeurant connue comme la première intervenante sur les marchés mondiaux des « produits dérivés » (les fameuses options acquises par son « trader » “isolé”).Tel est le massacre à la tronçonneuse auquel la Société générale a échappé… grâce à la Banque de France… qui aurait dû tout empêcher.La Banque de France devait tout savoirNous passons là au second volet de l’affaire, avec de nouveaux non-dits. Et non des moindres. Car les autorités de contrôle ont des missions et des outils, qui auraient pu leur permettre d’intervenir à temps.Je n’invente rien. Les documents officiels l’attestent. Leur lecture est instructive. Tout d’abord, l’Autorité des marchés financiers (AMF) se doit de « veiller… à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers et tout autre placement donnant lieu : à appel public à l’épargne ; à l’information des investisseurs ; au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers ». De son côté, la Banque de France, elle, a pour « mission principalement de veiller à la sécurité des dépôts du public et plus généralement à celle des banques ».Ses statuts le précisent : « Dans le cadre des missions du Système européen de banques centrales (…) la Banque de France veille à la sécurité des systèmes de compensation, de règlement et de livraison des instruments financiers. » En outre, « pour que cette sécurité soit assurée, il est essentiel que le système bancaire et financier français soit géré de manière rentable et prudente (sic) ».À dessein, des dispositifs ont été mis en place… dont — par une extraordinaire étrangeté — on évite aujourd’hui de parler.Pour enregistrer, comptabiliser, vérifier et superviser leurs règlements sans délai, il existe bel et bien, au-dessus des banques, deux yeux de lynx, redoutés de tous : « Euroclear SA/NV » et son rejeton « Clearnet », tous deux dans l’orbite de la Banque de France. Il n’est d’ailleurs qu’à se référer aux indications de cette vénérable institution pour savoir qui est qui dans la longue chaîne des transactions boursières et de leur supervision par le système « Euroclear-Clearnet » .Voulu par les autorités des marchés européens, « la constitution du groupe Euroclear a pour objectif de mettre en place une plateforme de règlement-livraison unique pour l’ensemble des dépositaires centraux du groupe ». Euroclear Group est doté de 6 filiales, « dépositaires centraux de titres négociés » par les banques : Euroclear Bank ; Euroclear Belgique ; Crest Co, Grande Bretagne ; Euroclear France ; Euroclear Nederlands ; LCH. Clearnet Group.En d’autres termes, cet organisme ramifié supervise les règlements des divers titres achetés ou vendus par les établissements financiers. Et s’assure de leur livraison immédiate. Pour parfaire son « intégration » et « rationaliser » ses infrastructures techniques de règlement, la maison-mère « Euroclear » a mis en place (en mai 2006 pour le marché français, en août suivant pour le Britannique) « un moteur unique de règlement-livraison (Single Settlement Engine) pour l’ensemble des entités du groupe. »L’œil de lynx Clearnet supervise toutes les transactionsDès lors, les frontières d’intervention de scs entités territoriales étant fixées, la filiale française « LCH. Clearnet SA » — supervise toute transaction effectuée depuis Paris et qui passe obligatoirement par elle.Vous avez bien lu : tout passe par elle.Soyons même encore plus précis. Pour l’officielle AFTI (Association Française des Professionnels des Titres) « Clearnet SA » est l’une des premières chambres de compensation en euros et une « infrastructure post-marché » qui « joue un rôle attractif déterminant pour la domiciliation des banques d’investissement et de marchés, et des gestions d’actifs ». Dans tous les cas de figure ! Son rôle ? Malgré son caractère technique, le texte suivant, estampillé « Banque de France », est on ne peut plus explicite :« LCH. Clearnet SA joue le rôle de contrepartie centrale pour les instruments financiers qu’elle admet à ses opérations (actions cotées sur les marchés Euronext, instruments dérivés et options, titres d’État français et allemands négociés de gré à gré via certains courtiers…) ».Ainsi, imposé aux banques comme leur intermédiaire obligatoire, Clearnet se porte acquéreur ou vendeur des titres qu’elles ont achetés ou vendus. Pour bien fixer les responsabilités, il est stipulé expressément : « Une fois l’opération prise en compte par la chambre de compensation, Clearnet SA devient la contrepartie unique du vendeur et de l’acheteur », jouant ainsi le double rôle d’intermédiaire et de surveillant de la bonne exécution des transactions. À charge pour elle de fournir sa « garantie » qui « inclut le paiement, mais aussi la livraison des titres [à la banque acheteuse] au cas où le vendeur serait défaillant. »Mieux encore — et c’est là que dans l’affaire Société générale tout se corse —, la Banque de France nous le certifie dans ses propres écritures :« En tant que contrepartie centrale, LCH. Clearnet SA contribue à réduire les risques de crédit et de liquidité associés à la transaction et à la livraison des instruments qu’elle prend en charge. »Clearnet n’y voit plus net…Dès lors, comment expliquer qu’un obscur golden boy de la Société générale ait pu travestir les écritures de son employeur, en mettant, face à des achats réels (forcément payés), des ordres de ventes fictifs qui, par la force des choses, ne pouvaient ni être enregistrés, ni réglés ?Cette version officielle ne résiste pas à l’analyse, puisque aucun déséquilibre des règlements, qui s’effectuent chaque jour, ne peut théoriquement échapper à « Clearnet ».En outre, accumuler des achats effectifs (forcément payés) est une chose ; agir de même avec des « ventes fictives » — dixit la Générale — pour cacher ses pertes potentielles, en est une autre… qui ne colle pas dans le tableau présenté. Pour deux raisons évidentes.Si d’aventure, trompée par les écritures savantes de son « trader », la Générale n’a pas repéré sa supercherie, de son côté « Clearnet » ne peut manquer d’observer que la position spéculative acheteuse de la banque ne correspond pas à ses ratios. D’autant que cette position est génératrice de pertes considérables en période de baisse et qu’aucune vente (réelle) n’est intervenue pour équilibrer ses comptes.Œil infaillible, « Clearnet » est là pour savoir qu’aucune opération de couverture à la vente n’a été passée, se soldant par un règlement enregistré et visé par elle.En outre, qu’a fait la Société générale — c’est le règlement !— des enregistrements de ses opérateurs, obligatoirement conservés pendant plusieurs mois ? Comment a-t-il pu se faire que, passant des ordres d’achat massifs se soldant par des débits constants et importants, sans contrepartie à la vente, Jérôme Kerviel n’ait pas été arrêté… en plein vol périlleux ?Et ce n’est pas tout. Voici maintenant l’ultime étape du contrôle technique : « Afin d’assurer un fonctionnement solide de son mécanisme de garantie, LCH. Clearnet SA a mis en place d’importantes mesures de contrôle du risque, notamment des critères de participation exigeant : une réévaluation quotidienne des positions de ses membres, des appels de marges [couverture immédiate des sommes perdues], et un fonds de compensation. »Arrêtons là ! Non sans mentionner un détail qui fait désordre : sous mes yeux, estampillés « Banque de France (Eurosystème) », l’organisme suprême censé tout savoir et tout prévenir, des documents nous informent que la « Société Générale » est bien inscrite, à la date « 22 janvier 2008 », sur la liste des banques affiliées au réseau de « Clearnet SA, Banque centrale de compensation ».À cette date, le scandale est déjà découvert. Mais on a décidé de le garder secret… pour permettre à la Générale (en péril) de liquider « au mieux », sur des marchés qui n’en peuvent plus — puisque subissant de plein fouet la débâcle boursière mondiale —, les wagons de titres spéculatifs d’un unique « trader »… saisi par la folie des grandeurs. Jeune homme qui, sans esprit de lucre nous assure-t-on, se serait prêté à la danse du scalp… au nez et à la barbe de son employeur et de ses puissantes autorités de surveillances.En d’autres termes, le scénario que vient de nous fournir la Société générale, avec l’aval de la Banque de France, ne tient pas ! Copie à revoir.

More on the work of J. Kerviel

Monday, January 28th, 2008

J. Kerviel is an arbitragist. Making an arbitrage means that you buy a financial product A at some place and, at the same time, you sell another product B, with similar structure, on the same place or another. The gain/loss is realised on the difference between this two positions. Intuitively, we could think that the risk is low when the structure of products A && B are close enough. However, just remind that Nick Leeson was also an arbitragist. One has also to consider the huge risk! ALWAYS, this is the most important! For example, when volatility is increasing too much, this method (if not adapted) becomes quite dangerous and any risk control unvaluable… You can read us to get more informations: http://safe-trading.blogspot.com/2007/12/efficient-market-hypothesis.html && http://safe-trading.blogspot.com/2007/12/forecasts.html. In case of fraud, for example if the position B is not completed, the situation is completly under control… The best would be to forget this kind of strategy: the market risk may be underestimated && also, the operational risk (in case of mistake or fraud) is too large!

EUR/USD

Sunday, January 27th, 2008

WEEKLY. Make it simple: the first target is the SMA30weekly (1.44) and then, check this level. In case of break down, XEU would be waiting @ 1.35.

Coming next

Saturday, January 26th, 2008

If you have followed us on US markets, you have made money on many long/short positions (see previous posts). Time to get out and observe.

If you were inside the european markets too early, you have found on this blog the correct analysis to get out with no pain. Then, just stay aside for the moment.

Probably in 1 or 2 days, we will adapt our strategy, right now neutral with a positive biais for next week… Then, on short term (1 week): moderate positive biais, with sideway trading opportunities (CAC40 between 4700 && 5100 pts). On longer term: I am negative on stock indices. For example, I expect a pull back to lower lows on CAC40 around 4300 pts.

Let play the Game of J. Kerviel

Saturday, January 26th, 2008

€50 billions contracts on EUROPEAN stock indices… sold out the worst day: monday 21/01! Note that we had forseen a bottom here (at least temporary):

http://safe-trading.blogspot.com/2008/01/cac40_21.html

==> loss of €5 billions (-10%) on the position of J.K. (as said by S.G.).

As we had anticipated, between 21/01 && 25/01, major indices has raised by ~10%. This would have given a neutral exit point on the position… hum! Making decision on the market is really really hard: do not act too quickly, get the maximum informations from different sources… Bad luck, whatever the ways this position was built on, only the panic and a wrong analysis on 21/01 lead to a terrible loss.

An advise for the future for top managers @ S.G.: read us and digest our information into your own processes!

J. Kerviel / S.G. view

Saturday, January 26th, 2008
Société Générale’s (S.G.) Damage Control
After Alleged Fraud, French Bank Strives To Save Reputation
By DAVID GAUTHIER-VILLARSJanuary 26, 2008PARIS —
For 72 hours this past week, top executives at Société Générale scrambled to save their company. Now, after a massive fraud that the French bank said cost it €4.9 billion ($7.2 billion), management faces another tough task: saving the firm’s reputation.In a telephone interview yesterday, Jean-Pierre Mustier, the head of Société Générale’s investment-banking arm, said supervisors of the 31-year-old employee allegedly responsible for fraudulent trading missed several opportunities to stop him.• Tough Task: After uncovering a massive fraud, Société Générale’s management faces another tough task: saving the firm’s reputation.• Missed Opportunities: The company credits swift intervention with allowing it to limit losses. But a senior executive says the French bank missed several opportunities to stop the alleged illicit actions of a junior trader.The trader caught the attention of back-office supervisors several times in recent months with unusual positions, Mr. Mustier said. “In some cases, he would tell them that it was a mistake,” he said. “He would convince them, for example, by canceling the positions.”Mr. Mustier said initial evidence of repeated lack of supervisory oversight is emerging in an internal investigation that Société Générale started after top executives learned of the alleged irregularities on Jan. 18.In disclosing the world’s biggest-ever trading loss Thursday, Société Générale blamed fraudulent trades by Jérôme Kerviel, a junior trader on the bank’s futures-trading desk in Paris. According to people familiar with the matter, the bank’s total exposure had reached €50 billion by Jan 18.The bank said it was dismissing four to five people.Paris prosecutors have launched a preliminary criminal investigation into Mr. Kerviel’s actions, though no charges have been pressed. Shareholders also have launched a complaint with Paris prosecutors.Mr. Kerviel’s lawyer couldn’t be reached for comment yesterday. An associate attorney said on Thursday that the trader was ready to answer to French justice.In his interview Friday, Mr. Mustier said that after discovering the problem, Société Générale on Monday introduced new control systems to the back office of the bank’s trading desk. Nonetheless, if Société Générale’s internal inquiry finds a serious breakdown in supervisory control, it would add to pressure on the bank’s embattled top executives. “They were strong, independent and a bit cocky, and now this whole fiasco has made the bank and its management vulnerable,” said Bruno Berry, an equity-fund manager at Morley Asset Management in London, who owns Société Générale stock.Mr. Mustier said he first learned of problems in the bank’s futures-trading unit at 10 p.m. on Jan. 18. Philippe Citerne, co-chief executive of Société Générale, said he was warned at about the same time.The two executives said it took them two days to grasp the scope of the problem and map out a strategy to unwind the estimated €50 billion exposure they said was built up by Mr. Kerviel.According to accounts from Mr. Mustier and other Société Générale executives, Mr. Kerviel managed to circumvent the bank’s high-priced and complex security system to make trades over the past several months.Bank executives said Mr. Kerviel’s alleged subterfuge was fairly straightforward. He was making large bets that European stock indexes, such as the CAC in Paris and the DAX in Frankfurt, would rise, they said. But the markets began working against him earlier this year, and the trader began racking up huge losses. Mr. Kerviel, according to bank executives, covered up those losses by recording fictitious trades that went in the opposite direction.Bank executives said Mr. Kerviel was acting alone. Some in the financial world have expressed skepticism of that assertion, considering the layers of controls that banks have in place in order to keep tabs on their traders’ activities; experts question how a trader was able to gain intimate knowledge of settlement procedures and schedules, for example. Banks are supposed keep those operations completely separate as a safety mechanism.Bank executives said Mr. Kerviel was deeply knowledgeable of procedures because he had worked in the bank’s so-called back office for several years. Moreover, the trader had kept up friendships in that section of the bank, possibly allowing him to keep up with the latest security feature, they said. Mr. Mustier said Mr. Kerviel may have used the login and password of some colleagues to enter some transactions into the computer.Société Générale executives say that Mr. Kerviel knew when checks were conducted. To prevent the bank’s supervisors from uncovering the fictitious positions, he would erase them right before the checks and rebuild new ones immediately after, to ensure that his real positions were properly offset and concealed.Mr. Kerviel further would offset real positions that triggered real margin calls with fictitious positions, such as bets on forwards, that didn’t trigger margin calls, Mr. Mustier said.The real positions were significantly beyond Mr. Kerviel’s authorized limit — the trader’s annual target was to earn between €10 million and €15 million for the bank — but well within Société Générale’s overall daily volume of transactions. Since the real and fake transactions balanced each other out, “we could not see anything,” said Mr. Mustier.After studying the trading irregularities all weekend with Mr. Mustier, Mr. Citerne took the lead in a three-day selling marathon to unwind the massive positions allegedly created by Mr. Kurvier, according to the bank’s investment-banking chief.Société Générale’s market capitalization is currently about €34 billion — a figure far less than the losses it was facing.By keeping knowledge of the problem only to a tight circle of insiders, Mr. Citerne was able to act fast. This secrecy, however, has raised questions over how many people actually knew what was going on at Société Générale while its securities were trading. Société Générale Chairman Daniel Bouton said Thursday that although he has a duty to disclose information to shareholders, he acted in the interest of the bank.

Market most important losses

Saturday, January 26th, 2008

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Jérôme Kerviel US$7.2 billions
France Société générale Contrats à terme sur European Index 2008
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Brian Hunter US$6.5 billions
Canada Amaranth Advisors Contrats à terme sur gaz 2006
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John Meriwether US$4.6 billions
États-Unis Long Term Capital Management
Taux d’intérêt et produits dérivés sur actions 1998
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Yasuo Hamanaka US$2.6 billions
Japon Sumitomo Corporation Contrats à termes sur cuivre 1996
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Wolfgang Flöttl, Helmut Elsner US$2.5 billions
Autriche BAWAG Monnaie et SWAP de taux d’intérêt 2006
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Robert Citron US$1.7 billions
États-Unis Orange County Dérivés de taux 1994
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Heinz Schimmelbusch US$1.6 billions
Allemagne Metallgesellschaft Contrats à terme sur pétrole 1993
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Nick Leeson US$1.4 billions
Royaume-Uni Barings Contrats à terme sur Nikkei 1995
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Toshihide Iguchi US$1.1 billions
Japon Daiwa Bank Obligations 1995

CAC40

Monday, January 21st, 2008

CAC40, where do you go? -6.8% today, -15.5% from 1/1/08… I guess the situation is not easy for many investors. Look at long term SMA’s daily, 200/400/600 and check the most probable w.r.t. the past. Can we go to 4000 pts? not probable! What can I get as the most probable low? 4500 pts/4400 pts && not below… plain && simple. With which confidence level? high! Should we buy/sell now? around 4500 pts: buy with no doubt… Which target then? the level of SMA600 over some weeks long, thus most probably above 5000/5100 pts. This is my scenario!

SPX weekly

Saturday, January 19th, 2008

Come on SPX, find the strength to overcome the crisis, or the target is 1220 pts!