Archive for the ‘Trading News (in french)’ Category

Les bulles et anti-bulles

Tuesday, July 15th, 2008

TOUT SE CONTRACTE

** Dans une crise du crédit, les prêts, les dépenses, les emprunts — tout se contracte. Les Japonais ont découvert que prêter de l’argent, même à taux zéro, ne suffit pas à ressusciter l’”instinct animal” d’une économie en plein boom. La déflation gagne, en d’autres termes.

* Mais cela n’empêche pas les banques centrales et les gouvernements de tenter leur chance. La semaine dernière, nous parlions d’un rapport de Bridgewater Associates selon lequel le credit crunch pourrait effacer 12 000 milliards de dollars de crédit dans toute l’économie. Les autorités essaieront de compenser cela par une combinaison de politiques budgétaires et monétaires. Malheureusement, la somme est trop élevée. Et elle ne tient pas compte des tendances naturelles des gens dans les périodes difficiles : ils attendent et ils épargnent. Si les Américains se transformaient soudain en Japonais, et commençaient à économiser leur argent à la manière des Japonais, cela enlèverait 1 000 milliards de dollars supplémentaires de l’économie de consommation chaque année.

* L’économie américaine va donc probablement traverser une zone de turbulences. Mais nous soulignons souvent que les Etats-Unis ne sont pas le Japon ; ils ne sont pas aussi sains. Et l’économie mondiale a changé de manière fondamentale ces 20 dernières années.

* Lorsque les Japonais ont essayé de stimuler leur économie avec des prêts à taux zéro, l’argent a souvent terminé dans des paris spéculatifs sur le marché américain dans les années 90… ou dans de nouvelles usines en Chine. Aujourd’hui, lorsque les autorités essaient de stimuler l’économie américaine, les spéculateurs se tournent vers le pétrole et les matières premières. Les prix grimpent, forçant les Américains à payer leurs importations plus cher… et augmentant les taux d’inflation à la consommation partout dans le monde. Résultat : l’inflation gagne aussi.

* Et le pauvre Américain s’en prend donc de tous les côtés. Il se fait battre par l’inflation… tandis que la déflation lui botte le train.

*** Ron Paul explique comment les Etats-Unis se sont retrouvés là :

* “Il y a eu plusieurs étapes. Depuis la création de la Réserve fédérale, en 1913, et jusqu’en 1933, la Banque centrale s’est établie en tant que gestionnaire officiel du dollar. En 1933, les Américains ne pouvaient plus détenir d’or, éliminant ainsi les contraintes qui empêchaient la Réserve fédérale de gonfler la masse monétaire pour la guerre et pour les programmes sociaux”.

* “En 1945, d’autres contraintes avaient été éliminées grâce à la création du système monétaire de Bretton-Woods, faisant du dollar la devise de réserve mondiale. Ce système a duré jusqu’en 1971. Durant la période entre 1945 et 1971, certaines contraintes de la Fed sont restées en place. Les étrangers — mais pas les Américains — pouvaient convertir leurs dollars en or, à 35 $ l’once. A cause d’une création excessive de dollars, ce système a pris fin en 1971″.

* “C’est le système post Bretton-Woods qui était responsable de la mondialisation de l’inflation et des marchés, et qui a généré une gigantesque bulle mondiale sur le dollar. Cette bulle est en train d’éclater, et nous voyons ce que c’est que de subir les conséquences des nombreuses erreurs économiques commises par le passé”.

* “Ironiquement, ces 35 dernières années, nous avons profité de ce système plein de défauts. Dans la mesure où le monde acceptait les dollars comme s’il s’agissait d’or, il nous suffisait de contrefaire plus de dollars, de les dépenser à l’étranger (encourageant ainsi [les emplois américains] à passer eux aussi à l’étranger) et de profiter d’une prospérité non méritée. Ceux qui prenaient nos dollars et nous fournissaient des biens et des services n’étaient que trop pressés de nous re-prêter ces dollars. Cela nous a permis d’exporter notre inflation et de retarder les conséquences que nous commençons à voir”.

* “Mais cela n’a jamais été destiné à durer, et à présent, nous devons payer la facture. Notre gigantesque dette étrangère doit être payée ou liquidée. Nos obligations arrivent au moment où le monde hésite de plus en plus à détenir des dollars. La conséquence de cette décision est l’inflation des prix [aux Etats-Unis] — et c’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui. L’inflation des prix à l’étranger est plus élevée encore [qu’aux USA], conséquence de la volonté des banques centrales étrangères de monétariser notre dette”.

* “Imprimer des dollars sur de longues période de temps ne fait peut-être pas immédiatement grimper les prix — mais cela finit toujours par arriver. A présent, nous voyons un rattrapage des anciennes augmentations de la masse monétaire. Aussi dures que soient les choses actuellement avec un carburant à 4 $ le gallon, ce n’est qu’un début. Ce n’est qu’une grossière distraction que de pousser à ‘forer, forer, forer’ comme solution à la crise du dollar et aux prix élevés du carburant. Laisser le marché augmenter l’offre et les forages, c’est très bien, mais ce n’est qu’une grossière distraction des péchés des déficits et des combines monétaires de la Réserve fédérale”.

* “Cette bulle est différente, et plus grosse, pour une autre raison. Les banques centrales collaborent secrètement pour mettre en place une planification centrale de l’économie mondiale. Je suis convaincu que des accords entre banques centrales destinés à ‘monétariser’ la dette US ces 15 dernières années ont bel et bien existé, même secrètement et hors d’atteinte de quiconque — et en particulier du Congrès américain, qui ne s’en soucie pas, ou ne comprend tout simplement rien. Et alors que ce ‘cadeau’ qui nous a été fait prend fin, nos problèmes empirent. Les banques centrales et les divers gouvernements sont très puissants, mais en fin de compte, les marchés sont dépassés lorsque les gens qui se retrouvent coincés avec des dollars en perte comprennent ce qui leur arrive et réinjectent ces dollars avec zèle dans l’économie, rallumant ainsi la fièvre inflationniste”.

* “Cette fois-ci — puisqu’il y a tant de dollars et tant de pays impliqués — la Fed a pu ‘couvrir’ toutes les crises qui menaçaient ces 15 dernières années, en particulier avec Alan Greenspan comme président de la Réserve fédérale, qui a permis à cette bulle de devenir la plus grande de toute l’histoire”.

Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres

Banques

Monday, July 14th, 2008

Affaiblies par la crise, certaines banques se délestent d’une partie de leur portefeuille ou se vendent au plus offrant, autant d’opportunités dont se saisissent celles qui sont moins touchées, comme l’illustre le rachat annoncé lundi d’Alliance & Leicester par l’espagnole Santander.

JP Morgan, BNP Paribas, Crédit Mutuel ou Santander ont en commun d’avoir profité de l’affaiblissement de leurs concurrentes, notamment en raison de la crise des subprime apparue l’été dernier, pour se renforcer dans certaines activités ou régions du monde.

Dernière en date, Santander, la première banque de la zone euro par la capitalisation boursière, a bouclé en trois jours le rachat de la britannique Alliance & Leicester, spécialisée dans le crédit immobilier.

Même si sa situation n’est pas catastrophique, celle-ci n’a pas fait la fine bouche alors que l’économie britannique est menacée de récession et les banques fragilisées par l’éclatement de la bulle immobilière.

Le Crédit Agricole, qui s’était penché sur son cas à l’été 2006, n’était pas dans la course et pour cause: embourbée dans la crise, la banque française a décidé de geler toute nouvelle acquisition et d’engager au contraire un “programme de cession d’actifs non stratégiques”.

Vendredi, c’est le Crédit Mutuel qui a raflé, pour près de 5 milliards d’euros, les activités de banque de détail de Citigroup en Allemagne.

La banque mutualiste, à qui la crise n’a coûté “que” 300 millions d’euros, a profité du vaste plan de restructuration engagé par l’ex-numéro un mondial, rétrogradé au cinquième rang. Citigroup a entrepris en effet de se délester de 400 milliards de dollars d’activités jugées non stratégiques dans les deux ou trois ans à venir, dont sa filiale allemande, Citibank, pourtant très rentable.

Début juin, une autre banque française, BNP Paribas, elle aussi relativement épargnée pour l’instant par la crise, a fait preuve d’opportunisme en s’emparant de l’activité de services aux fonds spéculatifs de Bank of America. Un vendeur d’actions expliquait lundi à l’AFP que “rares” sont les banques “qui ont la capacité de faire de la croissance externe” en ce moment.

“BNP Paribas se situe dans cette catégorie. C’est moins le cas pour Crédit Agricole, Société Générale ou (la banque suisse) UBS”, qui sont “plutôt à la recherche de fonds propres pour maintenir leur activité après les dépréciations qu’elles ont dû passer”, a-t-il ajouté.

C’est la banque américaine JP Morgan qui a ouvert la chasse en rachetant en mars, pour une bouchée de pain, la prestigieuse banque d’affaires Bear Stearns. Là encore, JP Morgan a profité des difficultés de sa consoeur, dont la faillite aurait ébranlé le système financier mondial, pour se renforcer, se taillant au passage une réputation de “vautour”.

Le même mois, le géant britannique HSBC avait vendu au groupe Banque Populaire sept banques régionales dont il était propriétaire en France, sous la pression de ses actionnaires qui le poussaient à se recentrer sur ses activités plus rentables.

Le début du nouveau jeu?

Monday, July 14th, 2008

La banque espagnole Santander a annoncé lundi qu’elle allait acheter la britannique Alliance & Leicester pour 1,259 milliard de livres (1,57 milliard d’euros) payées en action, une opération qui lui coûtera au total 2,26 milliard de livres.

La banque va en effet injecter 1 milliard de livres supplémentaires au capital de A&L qui traverse des difficultés.

“Santander et A&L annoncent qu’ils ont trouvé un accord sur les termes d’une acquisition, recommandée par Santander, de la totalité du capital social émis et à émettre de A&L”, selon un communiqué transmis à l’autorité espagnole des marchés (CNMV).

“L’acquisition de A&L marquera un pas significatif dans le développement de notre activité au Royaume-Uni”, a déclaré le président de la banque espagnole, Emilio Botin, cité dans le communiqué.

Santander détient déjà depuis 2004 la banque britannique Abbey National, et le groupe espagnol entend “intégrer les activités complémentaires de A&L et de Abbey, renforçant le positionnement compétitif” de Santander.

L’opération se fera par échange d’actions, chaque actionnaire de A&L recevant une action Santander pour trois actions A&L, selon le communiqué transmis par Santander à l’autorité espagnole des marchés (CNMV).

“L’acquisition valorise chaque action de A&L à 299 pence, et le capital social actuellement existant à environ 1,259 milliard de livres. Cette valorisation représente une prime approximative de 36,4% par rapport au prix de l’action A&L à la fermeture le 11 juillet”, selon la banque espagnole.

L’opération est soumise à certaines approbations des actionnaires des deux groupes, et à la validation du projet par un tribunal, conformément à la législation britannique, en plus du visa des autorités de régulation bancaire des deux pays.

Santander espère que l’achat sera bouclé aux alentours d’octobre 2008.

De plus, “nous pensons qu’un volume de un milliard de livres est nécessaire” au capital de A&L, a déclaré José Antonio Alvarez lors d’une conférence de présentation aux analystes.

Ce milliard à injecter sera puisé dans les fonds propres de la banque espagnole.

Le coût total de l’opération se monte donc à 2,26 milliards de livres.

Pour permettre à A&L de lutter contre les vents contraires, Santander prévoit de réduire de 20 à 30 milliards de livres sur deux ans la valeur totale des actifs de Abbey et de A&L.

L’espagnole, première banque de la zone euro par capitalisation boursière, attend des synergies de coût, avant impôt, de 180 millions de livres d’ici 2011, a déclaré M. Alvarez.

Cité par le communiqué, Roy Brown, le président de A&L, banque qui a été en position de faiblesse ces dernières mois, a déclaré que “le conseil d’administration a pris la décision de recommander l’acquisition par Santander après un examen attentif. A&L est une affaire solide et attractive (…). Toutefois, le conseil est pleinement conscient des risques externes significatifs induits par la détérioration des conditions de marché et des turbulences persistantes sur les marchés financiers”.

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MADRID (Dow Jones)–Santander SA (STD) a indiqué lundi avoir évalué à 180 millions de livres sterling les synergies de coûts avant impôt qui pourraient être dégagées d’ici 2011 du rachat d’Alliance & Leicester PLC (AL.LN).

Dans des documents déposés auprès de l’autorité espagnole des marchés financiers, le groupe bancaire espagnol a ajouté qu’il allouerait 1 milliard de livres de fonds supplémentaires à la banque britannique.

Selon Santander, le rachat d’A&L aura un impact de 7 points de base sur son ratio core Tier 1 de fonds propres durs. La banque espagnole estime que l’opération lui donnera un rendement sur capital investi de 14% en 2009, 16% en 2010 et 19% en 2011.

Par ailleurs, Santander a déclaré vouloir réduire les actifs combinés d’Abbey National PLC (ANBB) et Alliance & Leicester dans le but de limiter les risques liés à l’augmentation de son exposition au Royaume-Uni.

Les actifs des deux banques seront réduits de 20 à 30 milliards de livres sterling sur les deux prochaines années, a précisé Jose Antonio Alvarez, directeur financier de Santander.

Santander visera également l’amélioration des ratios de solvabilité d’A&L, en provisionnant environ 500 millions de livres pour d’éventuelles pertes lors de cessions d’actifs.

Interrogé sur la cession éventuelle d’activités d’A&L, il a répondu que la banque espagnole n’avait aucun projet dans ce sens.

Enfin, il s’est dit confiant quant à l’approbation de la fusion, car cette dernière est soutenue par le conseil d’administration d’A&L, mais qu’il n’excluait pas le fait qu’une contre-offre soit déposée.

Santander a annoncé lundi l’acquisition d’Alliance & Leicester dans le cadre d’une offre d’achat entièrement libellée en actions qui valorise la banque britannique à 1,26 milliard de livres.

Monaie

Sunday, July 13th, 2008

Depuis le 15 août 1971, date à laquelle le président Nixon a décidé de supprimer la libre convertibilité du dollar en or, la monnaie a été dématérialisée. Conséquence : l’argent est devenu une dette, car pour qu’il y en ait, il faut au préalable qu’il ait été emprunté.

Qui crée cet « argent » ? Les instituts d’émission (banques centrales ont le monopole de l’émission de monnaie dite fiduciaire (pièces et billets) ». Cependant, si l’on prend l’ensemble de la création monétaire, c’est-à-dire M3 (les billets et pièces, plus toute la monnaie scripturale et électronique, les dépôts à vue, autres dépôts négociables et instruments divers négociables), l’on s’aperçoit que les banques commerciales privées créent 93% de la masse monétaire totale. Elles le font par le biais du crédit. Et, contrairement à ce que croient la plupart des gens, elles ne prêtent pas ce qu’elles détiennent en dépôt, elles créent de la monnaie ex nihilo, à partir de rien, même si cette création a lieu « sous garanties ». Les crédits précèdent ainsi les dépôts, car c’est avec la monnaie obtenue par crédit que l’on peut faire des opérations, procéder à des versements et que l’on peut déposer.

C’est ce qui fait dire à Maurice Allais, prix Nobel 1988 de Sciences économiques : « Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique (…) à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. »

C’est précisément là que se trouve le coeur du problème. Prétendre voir la dette comme une chose en soi, impliquant une contrainte objective, relève soit de l’ignorance, soit de la tromperie. La vraie question est en effet qui a le pouvoir de créer la monnaie-crédit et pour en faire quoi ?

Il est aujourd’hui clair que ce pouvoir appartient aux banques commerciales privées, selon la loi des Etats et des traités européens, et que l’Etat doit leur emprunter (s’endetter auprès d’elles) pour pouvoir investir. Quand il doit construire des routes, des hôpitaux ou des crèches, il doit emprunter aux acteurs privés, qui créent, eux, la monnaie à partir de rien, et payer un intérêt, au lieu de pouvoir lui-même créer l’argent dont il a besoin, en anticipation des bénéfices qu’il peut attendre de l’équipement de la nature et de l’homme, sans verser d’intérêt à quiconque.

Il s’agit là d’un choix politique qui n’a rien à voir avec l’intérêt général. Car depuis 1971, le pouvoir de ces acteurs privés (banques, sociétés d’assurance) leur a permis de dépouiller les Etats par l’accumulation des intérêts sur les intérêts (intérêts composés). Au profit de qui ? Des réseaux du capital financier mondialisé dont le centre d’opérations est la City de Londres et Wall Street la succursale.

Ainsi, les compagnies d’assurance lorgnent le marché de la santé publique, les fonds d’investissements (private equity) s’emparent de cliniques, comme en Lorraine, et tout l’argent soustrait aux Etats ou produit à partir de rien sert aux spéculations financières internationales. Ceux qui spéculent ont ainsi d’abord extrait des fonds (ils appellent eux-mêmes cela « cash extraction ») de la bourse, puis du secteur immobilier et maintenant des produits agricoles et des matières premières, au détriment des producteurs et des consommateurs.

Wall Street

Sunday, July 13th, 2008

NEW YORK (Reuters) - Wall Street se prépare à vivre une nouvelle semaine agitée, les événements des derniers jours ayant renforcé les craintes sur la solidité de l’ensemble du système financier et favorisé la baisse des marchés d’actions.

Analystes et gérants s’attendent à voir l’indice Dow Jones, le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq Composite poursuivre leur repli en territoire “baissier”, le fameux “bear market” défini par une baisse de plus de 20% par rapport au pic des derniers mois.

L’évolution de la Bourse de New York dépendra en grande partie des développements du dossier Fannie Mae-Freddie Mac, les deux géants du refinancement de crédit immobiliers dont la situation financière donne des sueurs froides aux investisseurs.

Et c’est dans ce contexte extrêmement nerveux que Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale, s’exprimera par deux fois au Congrès, mardi au Sénat et le lendemain à la Chambre des représentants.

Sans attendre, la Fed pourrait annoncer dès lundi des mesures destinées à assurer des financements à Fannie Mae et Freddie Mac, estiment certains observateurs.

Mais les propos de Bernanke porteront aussi sur la conjoncture américaine, l’inflation et les taux d’intérêt.

“Le marché a besoin de mesures concrètes. Il ne donne plus à personne le bénéfice du doute”, souligne Peter Kenny, directeur exécutif de Knight Equity Markets.

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent environ la moitié de l’encours global des crédits immobiliers aux Etats-Unis, qu’ils reprennent aux établissements émetteurs et refinancent par des émission obligataires. Le marché craint de voir leur activité fortement perturbée par des problèmes de refinancement en raison de la défiance croissante à leur égard, ce qui aurait pour conséquence une quasi-paralysie du marché immobilier, déjà bien mal en point.

AVALANCHE DE RÉSULTATS

Les jours prochains seront en outre rythmés par la première déferlante de résultats trimestriels, parmi lesquels ceux de Citigroup, la première banque des Etats-Unis, d’Intel, de Microsoft, ou de Google, le géant de la recherche sur internet.

Les investisseurs doivent aussi prendre en compte l’envolée des cours du pétrole, qui ont dépassé vendredi 147 dollars le baril, et son impact sur l’inflation, que pourraient mettre en évidence les statistiques des prix à la production (mardi) et à la consommation (mercredi).

L’agenda des indicateurs inclut aussi entre autres les chiffres de la production industrielle et des mises en chantier de logements. Un programme qui semble laisser peu de place à d’éventuelles bonnes nouvelles.

“J’ai mis mon casque et mon armure. On peut s’attendre à une nouvelle semaine volatile, le marché va réagir à trois types de facteurs: les résultats, le pétrole et les agences de refinancement”, résume Frederic Dickson, stratège de D.A. Davidson & Co.

Sur la semaine écoulée, le Dow Jones a perdu 1,7%, le S&P 500 1,9% et le Nasdaq 0,3%. Il s’agit de la sixième semaine consécutive de baisse pour le S&P et le Nasdaq, de la quatrième pour le Dow, qui est brièvement repassé vendredi sous le seuil symbolique de 11.000 points pour la première fois depuis juillet 2006.

Parallèlement, l’indice VIX qui mesure la volatilité du marché et est surnommé le “baromètre de la peur”, a atteint vendredi son plus haut niveau depuis le 20 mars.

“Si la crise de Fannie et Freddie n’est pas résolue, les marchés se trouveront dans une situation encore plus dégradée qu’aujourd’hui”, estime John Praveen, directeur des investissements de Prudential International Investments Advisers.

L’évolution de ce dossier “donnera probablement le la aux marchés. Le pétrole est un autre problème”, ajoute-t-il.

Yahoo! rejette une nouvelle offre de Microsoft

Sunday, July 13th, 2008

Le groupe internet Yahoo! a rejeté une nouvelle offre de rachat proposée par le géant des logiciels Microsoft, orchestrée selon lui par le milliardaire et actionnaire minoritaire de Yahoo! Carl Icahn, qui réclame aussi un changement de direction.

Yahoo!, dont le bras de fer avec Microsoft est reparti de plus belle récemment, a reçu vendredi une offre de démantèlement “à prendre ou à laisser”, a annoncé le groupe internet dans la nuit de samedi à dimanche.

Microsoft et Carl Icahn ont proposé à Yahoo! une restructuration massive et la vente de ses activités de moteur de recherche à Microsoft.

Cette nouvelle offre prévoit aussi le renouvellement complet et immédiat de l’équipe de direction de Yahoo!, hostile à cette acquisition, avec vraisemblablement le co-fondateur et directeur général, Jerry Yang, en tête de cette liste noire. Le conseil d’administration de Yahoo! serait renouvelé par des administrateurs choisis par Carl Icahn.

“Cette alliance bizarre et opportuniste entre Microsoft et Carl Icahn n’est absolument pas dans l’intérêt des actionnaires de Yahoo!”, a estimé le président du conseil d’administration Roy Bostock, cité dans un communiqué.

“Ce type de comportement imprévisible est exactement le genre de choses auxquelles nous nous attendons de la part de Microsoft, mais nous ne nous laisserons pas duper par une transaction qui ne soit pas dans le meilleur intérêt de nos actionnaires”, a-t-il ajouté.

M. Bostock a qualifié l’offre d’”absurde”, servant avant tout les intérêts de Microsoft, selon lui.

Microsoft et Carl Icahn ont laissé vendredi moins de 24 heures aux membres du conseil d’administration de leur cible pour se prononcer sur l’offre, non-négociable, selon M. Bostock.

L’assaut conjoint de Microsoft et de Carl Icahn relance le suspense autour d’un rachat de Yahoo!, alors que ce dernier avait annoncé le 12 juin la rupture a priori définitive des négociations sur le sujet.

Yahoo! avait en même temps dévoilé une alliance défensive avec le leader mondial de la publicité en ligne Google, et annoncé peu après une refonte de son organisation.

Microsoft avait initialement proposé en février 44 milliards de dollars pour acheter la totalité de Yahoo!, convoitant son activité moteur de recherche afin de gagner des points sur un marché où il est en position de faiblesse: la publicité en ligne.

Face au refus catégorique de Yahoo!, le groupe a proposé 9 milliards de dollars pour la seule activité moteur de recherche, ce qu’a également rejeté sa cible.

Mi-mai, l’investisseur Carl Icahn est entré en scène, amassant une participation minoritaire pour pouvoir peser sur les décisions de Yahoo!. Le milliardaire américain fait depuis campagne contre l’actuelle direction, à qui il reproche d’avoir bâclé les discussions précédentes de rachat avec Microsoft.

Ayant besoin du soutien des actionnaires pour arriver à ses fins, il a déposé une motion demandant le renouvellement du conseil d’administration, qui sera soumise au vote lors de l’assemblée générale annuelle le 1er août.

Début juillet, l’homme d’affaires a reçu le soutien de Microsoft, qui a indiqué être toujours intéressé par Yahoo!, si l’assemblée générale approuvait l’idée d’une nouvelle direction.

“Microsoft et M. Icahn essaient de démanteler l’entreprise et d’offrir notre moteur de recherche à Microsoft à des conditions désavantageuses pour les actionnaires de Yahoo!”, a prévenu M. Bostock ce week-end.

“Nous nous préparons à laisser nos actionnaires décider de ce qui est dans leur intérêt, et pas Microsoft ou Carl Icahn. Et nous attendons avec impatience le vote à venir”, a-t-il dit.

Fortis

Saturday, July 12th, 2008

Le patron du bancassureur Fortis Jean-Paul Votron, contraint de démissionner vendredi après la grogne d’actionnaires mécontents de sa gestion des difficultés financières rencontrées ces derniers mois, paie de sa personne la crise des subprimes en Europe.

La groupe belgo-néerlandais, vivement critiqué par ses actionnaires alors qu’il est touché par la crise des subprimes et a des difficultés à digérer le rachat d’ABN Amro, a annoncé vendredi, à l’issue d’un Conseil d’administration exceptionnel, le départ de son directeur exécutif Jean-Paul Votron.

“Dans l’intérêt du groupe, le Conseil d’administration de Fortis et Monsieur Jean-Paul Votron ont décidé de commun accord de mettre un terme au mandat de CEO (directeur exécutif, ndlr) de Monsieur Jean-Paul Votron”, écrit Fortis dans un communiqué.

Herman Verwilst, directeur exécutif adjoint et membre exécutif du Conseil d’administration, a accepté de prendre la place de M. Votron, précise Fortis.

Le mandat de M. Votron n’expirait qu’en 2011. Alors qu’il avait été couronné de lauriers pour sa gestion à la fois téméraire et virtuose de la bataille pour le rachat du monstre néerlandais ABN Amro, il doit aujourd’hui payer pour les mauvais résultats du groupe.

Le bénéfice net 2007 de Fortis a été fortement touché par la dépréciation de ses actifs, responsables d’une perte de 1,5 milliard d’euros, un mauvais chiffre confirmé au premier trimestre, où le bénéfice net de 808 millions d’euros a dû être amputé de 380 millions d’euros pour parer aux dépréciations causées par la crise de l’immobilier à risque américain.

Son cours à la Bourse d’Amsterdam avoisinait les 30 euros il y a un an, aujourd’hui, une action Fortis vaut moins de 10 euros. Et à l’heure actuelle, sa valorisation boursière est inférieure au prix qu’il avait déboursé pour l’achat d’une partie d’ABN Amro l’an dernier, soit 24 milliards d’euros.

La grogne des actionnaires a surtout enflé après le lancement d’un plan de solvabilité le 26 juin.

Ils sont furieux de n’avoir été prévenus ni de l’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros annoncée ce jour-là par la direction, ni du non paiement d’un dividende intérimaire permettant au groupe de récupérer 1,3 milliard d’euros, parmi d’autres mesures destinées à dégager 8 milliards d’euros.

L’annonce avait été reçue comme une douche froide par les marchés : le titre a perdu 19% en une seule journée, un triste record pour la banque.

La nomination Herman Verwilst comme remplaçant est toutefois temporaire car Fortis “a décidé de lancer une recherche d’un futur successeur, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise”.

“Le Conseil est convaincu que, grâce à sa grande expérience au sein du groupe, Herman Verwilst est le choix idéal pour diriger le groupe dans cette période et cet environnement difficiles”, poursuit la banque.

M. Votron, né en 1950, avait démarré sa carrière chez Unilever avant de grimper les échelons dans le monde financier. Il a dirigé Citibank Belgique, travaillé chez ABN Amro et Citigroup. Il a été nommé directeur exécutif de Fortis en octobre 2004.

Outre le directeur de la banque britannique Northern Rock, qui a démissionné en novembre 2007, il est l’un des rares dirigeants européens à ce niveau à avoir dû payer de sa personne pour les effets dévastateurs de la crise des subprimes.

Le directeur de la banque suisse UBS Peter Wuffli avait lui été remercié en juillet 2007 alors que la crise n’en était qu’à ses balbutiements.

Aux Etats-Unis, les démissions de patrons se sont multipliées, comme au sein de banques aussi prestigieuses que Citigroup ou Merrill Lynch.

La plus grosse faillite bancaire en 24 ans

Saturday, July 12th, 2008

La banque californienne Indymac, l’un des plus gros prêteurs hypothécaires américains, a été mise vendredi sous tutelle des autorités fédérales, devenant le plus important établissement bancaire à faire faillite aux Etats-Unis depuis 24 ans.

Les autorités de régulation des caisses d’épargne, l’OTS, ont placé Indymac, aux actifs évalués à 32 milliards de dollars, sous le contrôle de l’institution fédérale garantissant les dépôts bancaires, la FDIC.

La banque rouvrira ses portes lundi sous le nom de Banque fédérale Indymac, dont la gestion sera assurée par la FDIC.

La fermeture de la banque est la conséquence du retrait en une dizaine de jours de 1,3 milliard de dollars de dépôts par ses clients, qui ont cédé à la panique après des commentaires du sénateur démocrate Charles Schumer, qui s’était publiquement inquiété de la solvabilité du groupe.

Ce dernier avait adressé une lettre ouverte aux autorités de régulation pour leur faire part de ses inquiétudes.

“L’institution a fermé aujourd’hui en raison d’une crise de liquidités”, a expliqué vendredi le directeur de l’OTS John Reich.

“La cause immédiate de cette fermeture est un mouvement de retraits massifs dus à la panique qui a suivi une lettre ouverte du sénateur Schumer en date du 26 juin”, a affirmé ce dirigeant.

Le sénateur Schumer a pour sa part rétorqué, via la presse américaine, que “si l’OTS avait fait son travail de régulateur et n’avait pas laissé Indymac poursuivre ses pratiques de crédit douteuses, nous n’en serions pas là aujourd’hui”.

La banque de Pasadena, en Californie, rejoint les plus grosses faillites que le secteur bancaire américain ait essuyé ces dernières décennies. Avant elle, Continental Illinois National Bank avait fait faillite, en 1984, avec quelque 40 milliards de dollars d’actifs sous gestion. En 1988, la banque American Savings and Loan Association of Stockton, avait également fait banqueroute.

Indymac devient le plus gros établissement à disparaître à la suite de la crise déclenchée il y a un an par l’effondrement conjoint du marché immobilier et de la valeur des crédits hypothécaires à risques (”subprime”).

Cette crise a déjà conduit des établissements comme New Century, numéro deux américain des prêts hypothécaires, à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, une législation qui permet à une entreprise de se restructurer sous la tutelle d’un juge.

Countrywide Financial, le premier financier de l’immobilier du pays, a accepté en début d’année de se vendre au rabais à Bank of America afin d’éviter un destin similaire.

La crise ne s’est pas arrêtée aux spécialistes du crédit immobilier: la banque d’investissement Bear Stearns s’est elle faite racheter cette année par sa concurrente JPMorgan Chase.

Plus tôt dans la journée, les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae ont connu une déroute boursière devant une montée des inquiétudes des marchés sur leur capacité à faire face à leurs engagements.

Pour l’ensemble du secteur bancaire, la crise financière s’est soldée par plus de 300 milliards de dollars de pertes et dépréciations à ce jour.

Indymac a vu le jour en 1985, sous l’égide de Countrywide Financial. D’abord complémentaires, les deux compagnies sont devenus des concurrentes directes à la fin des années 90.

Après avoir prospéré au début des années 2000, profitant de l’engouement des investisseurs pour des produits adossés à des créances peu fiables - des crédits hypothécaires accordés à des ménages au profil financier fragile, mais dont le rendement était proportionnel au risque -, Indymac a subi de plein fouet le dégonflement de la bulle immobilière, à partir de 2006.

Lundi, Indymac avait annoncé la fermeture de ses activités de crédit hypothécaire et le licenciement de 53% de ses effectifs, après avoir échoué à lever des capitaux. Le groupe est en pertes depuis l’été 2007.

L’action d’Indymac, qui dépassait les 28 dollars il y a un an, a clôturé à 28 cents vendredi à la Bourse de New York.

pif paf plouf!

Friday, July 11th, 2008

Et oui, autant revenir à la chanson de ce cher oscar dans “bonne nuit les petits”: les inepties des experts que je retranscrit telle quelle ci-dessous sont affigeantes! 

La Bourse de Paris a terminé de nouveau sur une très forte chute vendredi, l’indice CAC 40 lâchant 3,09% à 4.100,64 points, son plus bas niveau en clôture depuis mai 2005.

La Bourse de Paris avait déjà fortement reculé jeudi, le CAC 40 abandonnant 2,49% à 4.231,56 points.

La Bourse de Paris a perdu le quart de sa valeur depuis le début de l’année, dans un marché déboussolé par une accumulation de chocs sur la sphère financière, le pétrole, la croissance mondiale, les changes et la situation au Moyen-Orient.

Reflet des incertitudes et de la dégradation de l’environnement économique, la Bourse de Paris a renoué avec ses niveaux de juin 2005.

“Ce n’est pas un “krach” classique où l’on observe ce genre de baisse sur quelques jours ou quelques semaines. C’est ce qui est d’ailleurs très pénible: c’est un long effritement depuis le 1er juin 2007″, a souligné Jean-Paul Pierret, stratégiste chez Dexia.

Les facteurs de baisse se sont multipliés: à la crise des “subprime”, qui a agité les marchés financiers dès l’été dernier, se sont ajoutées la crainte d’un ralentissement économique général et les conséquences du dollar faible et de la flambée du baril.

“En début d’année, les investisseurs pensaient encore que les pays émergents allaient sauver les entreprises et les problématiques inflationnistes n’étaient pas encore au coeur des préoccupations”, a expliqué à l’AFP Ronald Petitjean, de Sarasin Asset Management.

La place parisienne a même regagné 16% entre le 17 mars et le 19 mai, avant que le CAC 40 ne dégringole de quelque 1.000 points. Pour beaucoup d’acteurs du marché, la fermeté de la Banque centrale européenne face aux risques de dérapage des prix explique partiellement ce renversement.

“La BCE qui remonte ses taux (à 4,25% le 3 juillet, ndlr) plombe l’économie européenne”, creusant l’écart avec le taux directeur principal affiché aux Etats-Unis (2,0%), a observé Ronald Petitjean.

La Bourse de Paris a également souffert, comme les autres, d’une désaffection pour les actions au profit d’investissements sur les matières premières et notamment le pétrole, dont les cours ont gagné presque 50% depuis le 1er janvier.

Comme les alertes sur les acteurs financiers n’ont jamais disparu, les dernières en date venant des géants américains du refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, il ne manquait plus qu’un regain de tensions géopolitiques pour faire “capituler les marchés”, selon Yann Azuelos, gérant chez Meeschaert.

Et le signal est venu cette semaine de l’Iran, dont les essais de missiles annoncés jeudi par Téhéran ont affolé les investisseurs.

“C’est à n’y rien comprendre. Le marché panique complètement (…) On vend même les valeurs qui avaient bien tenu, sans regarder les fondamentaux”, a regretté Jean-Philippe Muge, de SwissLife Gestion Privée, commentant le recul de la quasi-totalité des valeurs vedettes.

Arrivé à un nouveau plancher, le CAC 40 devrait réagir la semaine prochaine à la salve de résultats d’entreprises publiés aux Etats-Unis et aux premiers chiffres d’affaires trimestriels en France.

“Les investisseurs vont surtout se positionner par rapport aux prévisions”, a souligné Ronald Petitjean, l’absence de visibilité pour le second semestre et surtout pour 2009 dissuadant une partie des opérateurs de prendre le moindre risque sur les marchés.

TOTAL (+1,23% à 50,44 euros), qui pèse plus de 15% du CAC 40, limite à lui seul la chute du marché.

BNP PARIBAS (-3,72% à 55,24 euros), DEXIA (-6,08% à 8,50 euros) et SOCIETE GENERALE (-6,16% à 51,15 euros) plongent sous l’effet des craintes persistantes sur les spécialistes américains du refinancement hypothécaire, Fannie Mae et Freddie Mac.

CREDIT AGRICOLE (-8,19% à 11,77 euros) fait de surcroît l’objet d’un article du Monde, dans son édition de samedi, qui évoque une possible démission du directeur général Georges Pauget lors d’un conseil d’administration prévu mardi.

IPSOS (+2,60% à 21,72 euros) profite de la consolidation en cours dans le secteur des études de marché, avec la bataille entre WPP et GfK pour le contrôle du britannique Taylor Nelson Sofres.

Une page se tourne (enfin)

Friday, July 11th, 2008

Le tribunal arbitral chargé de solder le litige opposant depuis 13 ans dans le dossier Adidas, Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR) gérant le passif du Crédit Lyonnais, a condamné vendredi ce dernier à verser 285 millions d’euros à l’ancien homme d’affaires, a indiqué le CDR dans un communiqué.

“Les arbitres allouent aux liquidateurs du groupe Tapie une indemnité en principal de 240 millions d’euros, au titre du manque à gagner, et une autre indemnité de 45 millions d’euros au titre du préjudice moral”, selon ce texte.

Le tribunal “retient la responsabilité des banques (SDBO et Clinvest), dont le CDR est l’héritier dans le cadre de sa mission de “défaisance”, au titre de l’exécution du mandat de vendre Adidas qui leur avait été confié par le groupe Tapie en 1992-93″.

“Le tribunal estime que deux fautes ont été commises par les banques: d’une part un manquement à l’obligation de loyauté incombant au mandataire, en n’informant pas suffisamment le mandant, d’autre part une violation de l’interdiction de la banque mandataire, de se porter contrepartie en achetant directement ou indirectement le bien qu’elle est chargée de vendre”, poursuit le communiqué.