Repro (in french)
Isabelle Mouilleseaux
C’est l’euphorie sur les marchés boursiers
Que constate-t-on depuis quelques jours ? La bourse de Paris flambe, et elle n’est pas la seule. La bonne humeur est généralisée. Pourtant, Monsieur Trichet nous dit que la crise ne fait que commencer, la Zone euro affiche un taux d’inflation record à 3,3% et UBS, qui a déjà comptabilisé pour 16 milliards d’euros de provisions, en rajoute 19 milliards au compteur ! Plusieurs grandes banques décident de se recapitaliser tant les pertes ont mis à mal leurs fonds propres. Et, … last but not least, Ben Bernanke confirme que l’économie US se contractera probablement pendant deux trimestres.
Malgré tout cela, la bourse s’envole, secteur financier en tête…
Ne me demandez pas à quoi carbure la bourse. Certainement pas aux fondamentaux ! Ce sont les spéculateurs, qui jouent au jour le jour, qui font la tendance.
Crise financière est-elle derrière nous ?
La seule explication que je trouve à cette euphorie est la suivante : les investisseurs semblent avoir décidé que la crise financière (du crédit) est derrière nous. Et pour l’instant, ils font fi de la crise économique qui arrive sur nous.
La crise financière est-elle vraiment derrière nous ? Difficile à dire… Goldmans Sachs annonçait il y a quelques jours que les pertes totales de crédit liées à la crise du subprime pourraient atteindre “1 200 milliards de dollars, dont près de 40% à la charge des firmes de Wall Street”. Soit 480 milliards si je calcule bien. Or pour l’instant, les banques n’ont provisionné que pour quelque 150 milliards de provisions. Tout n’est donc pas derrière nous à mon avis. Mais alors… ?
Disons que la “psychologie des marchés” s’est retournée
Cet optimisme va-t-il durer ? Je n’en sais strictement rien. La seule chose que je puisse vous dire, c’est que l’humeur des marchés est quelque chose de difficilement saisissable et qu’elle peut changer du tout au tout en un temps record. Voilà pour la crise financière…
Reste la question de la crise économique. Les marchés semblent en faire abstraction…
Le ralentissement économique est devant nous
Côté économie, je pense pour ma part que le plus dur est devant nous. Or cela ne vous aura pas échappé, il y a une déconnexion entre la crise financière et la réalité économique sur le terrain. Interrogez les entreprises et elles vous diront que tout va bien.
Soyons lucides. Nous sommes face à une crise de surendettement. Depuis des années l’économie tourne à plein régime grâce à une consommation qui carbure essentiellement à l’endettement. Aujourd’hui, l’endettement des ménages est tel qu’il faut maintenant rembourser.
Le maillon clé : la consommation…
Ce surendettement des ménages aura un impact sur le niveau de l’activité économique et donc sur les profits des entreprises. Hausse des prix, salaires qui stagnent, effondrement de l’immobilier, restrictions de crédits, obligation de rembourser les emprunts en cours… l’heure risque fort d’être à la rigueur plutôt qu’à la dépense à tout-va !
Fini la consommation effrénée assise sur l’endettement. Il s’agit aujourd’hui de rembourser… Etats-Unis, Angleterre, Espagne sont les économies les plus touchées.
Or pour l’instant, les cours boursiers n’intègrent pas le recul prévisible de la consommation et donc de l’activité économique ou des profits des entreprises.
Question suivante : la bourse est-elle au creux de la vague ?
Sur ce point, chacun a son opinion. Si vous lisez les journaux actuellement, vous vous rendrez vite compte que l’optimisme est de rigueur. Le pire est passé. En gros : vous pouvez acheter.
Pour ma part, je veux rester prudente. Je ne pense pas que nos indices aient touché le fond. Je suis d’avis que nous assistons actuellement à un rebond technique, dans un marché boursier qui reste baissier. Tout simplement parce que les profit warnings sont devant nous, et que la bourse devra donc tôt ou tard s’ajuster. Peut-être ai-je tort ? L’avenir nous le dira…
Traduction pratique pour l’investisseur ?
A titre personnel, je pense qu’il est encore trop tôt pour se repositionner en bourse. La volatilité reste forte, les spéculateurs continuent de dominer la gigantesque partie de poker boursier qui se déroule sous nos yeux. Car les facteurs techniques et de court-terme sont les seuls dont ils tiennent compte. Les fondamentaux étant relégués au second rang. Nous restons dans un marché de traders, restez donc sur vos gardes.
En revanche, si vous êtes un trader qui aime faire des allers-retours rapides, foncez ! Ce marché est fait pour vous. Avec ses variations fortes en un temps record, il a tout pour plaire…
Et l’or ?
Je vous le disais à l’instant : les capitaux flottants des spéculateurs vont et viennent au gré des mouvements haussiers. La bourse plonge ? Ils foncent sur l’or et les matières. La bourse rebondit ? Ils abandonnent l’or et foncent sur les secteurs boursiers qui ont été les plus attaqués, secteur financier en tête. Je caricature, certes, mais l’idée est là.
C’est le fameux schéma des vases communicants. L’argent va là où il y a rebond. Ce sont ces capitaux flottants qui donnent la tendance et renforcent la volatilité.
Mais grattons un peu. Car si en surface les va-et-vient des capitaux flottants impriment la tendance à court terme, il faut savoir qu’il y a énormément de positions longues détenues sur l’or et que celles-ci sont, pour l’instant, globalement stables.
Nous voyons arriver sur le marché des achats à bon compte. Je pense notamment à la demande des bijoutiers et du secteur informatique. Ils vont profiter de la baisse des cours pour renflouer leurs stocks ! Ces achats sur repli devraient amortir le choc.
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L’EUROPE PLIE MAIS NE ROMPT PAS
04 avril 2008 | 07h34 dans L’EDITO DU JOUR MARC FIORENTION
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C’est l’avantage quand on est moyen, on ne brille pas quand tout va bien mais on ne s’effondre pas quand tout va mal.Aprés les prévisions pessimistes sur la croissance européenne du FMI, le président de l’eurogroupe Jean Claude Juncker se veut un peu plus optimiste
Le FMI a été un peu brutal dans ses révisions à la baisse des croissances des différentes zones. Pour la zone Euro, on est passé de 1.6% à 1.3% pour 2008. Il y a un débat pour savoir si ce sera 1.3%, 1.4 ou 1.5% mais les faits sont là. La croissance européenne ralentit. Mais la croissance européenne ne s’effondre pas. On ne parle pas de récession en Europe alors qu’elle est déjà présente aux Etats Unis et qu’elle arrive à grands pas dans des pays émergents. Je continue à penser que dans la période de turbulence économique que nous allons traverser, l’Europe pliera mais ne rompra pas.
Pourquoi suis je relativement positif ?
Pour un élément et un seul. La baisse mécanique du chômage. Malgré le ralentissement de la croissance, le chômage continuera à baisser pour une seule et unique raison: la démographie. Avec le départ d’une génération pléthorique de baby boomers en retraite, le chômage ne peut que diminuer. Quelquesoit le taux de croissance des trois années à venir, le chômage en France va inéluctablement vers les 6.5%/7% et la baisse risque d’être encore plus spectaculaire en Allemagne.
Mais l’économie Européenne est trés dépendante de l’économie mondiale
Bien sur. Mais beaucoup moins qu’on ne le pense. Le commerce intra européen est devenu, avec un bloc européen de 450 millions d’habitants, le facteur essentiel. Retenons aussi que la crise actuelle est pour l’instant une crise du crédit. Or, la culture européenne, en dehors de l’Angleterre et de l’Espagne, n’est pas une culture de l’endettement mais une culture de l’épargne. L’Europe ne brille pas particulièrement pendant les périodes d’euphorie économique mondiale mais elle ne s’effondre pas pendant les périodes de crise. C’est l’avantage de ses défauts.
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Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’éclatement des bulles immobilières qui a débuté par les USA commence à se faire ressentir un peu partout à travers le monde. En première ligne, l’Irlande, l’Espagne et le Royaume Uni sont parmi les plus menacés. La France est pour le moment épargnée, mais le niveau de prix y est tout de même supérieur de 20% aux fondamentaux, selon le FMI.
Par Mark Landler, CNBC, 14 avril 2008
L’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis devient un phénomène mondial, et l’on voit les prix de l’immobilier défaillir un peu partout, depuis la campagne irlandaise jusque le long de la côte espagnole en passant par les ports baltes, et même dans certaines régions du nord de l’Inde.
Ce ralentissement global simultané, de plus en plus marqué au cours de ces derniers mois, pénalise la croissance économique mondiale, affectant non seulement l’immobilier mais également l’emploi.
En Irlande, en Espagne, en Grande-Bretagne et ailleurs, les prix de l’immobilier qui avaient grimpé au cours de la dernière décennie sont en train de retomber. Les analystes du secteur prévoient que certains pays feront face à un ajustement encore plus drastique que celui des États-Unis, et envisagent la possibilité que ce ralentissement se transforme en effondrement majeur.
Dans une certaine mesure, les problèmes apparaissant dans le monde entier sont le résultat d’une contagion américaine. Au moment où les conditions d’octroi de crédit immobilier se resserrent en raison de la crise qui a débuté dans le marché hypothécaire des subprimes, les analystes craignent que d’autres pays puissent souffrir de défaillances d’emprunteurs comme celles qui ont frappé la Californie, la Floride et d’autres États américains.
Mercredi dernier, le Fonds Monétaire International, tenant compte des répercutions de l’éclatement de la bulle immobilière américaine et de la contraction du crédit, a réduit ses prévisions pour la croissance économique mondiale cette année et a averti que les difficultés pourraient se prolonger jusqu’en 2009.
Surévaluation de l’immobilier par rapport aux fondamentaux - FMI« Les problèmes existants aux Etats-Unis se sont propagés à l’Europe », déclare Michael Ball, professeur d’économie spécialisé dans les questions d’urbanisme à l’université de Reading en Grande-Bretagne, qui étudie le prix des logements. « Ce qui se passe en ce moment est beaucoup plus douloureux que ce à quoi nous nous attendions. »
Dans des pays comme l’Irlande, où les prix sont encore plus surévalués qu’aux Etats-Unis, le réveil a été douloureux lorsque les propriétaires ont du apprendre le vocabulaire déjà en usage aux USA.
« Nous savons que nous avons déjà un patrimoine négatif », déclare Emma Linnane, qui travaille dans une université.
Elle a acheté un chaleureux appartement à une chambre dans la banlieue de Dublin avec son fiancé, Paul Colgan, en mai 2006, au sommet du marché. Ils l’ont payé 575 000 dollars - au moins 100 000 dollars de plus que ce qu’il pourrait valoir aujourd’hui. « J’ai parfois des frissons quand j’y pense », dit Mme Linnane, « mais cette réalité ne me frappera que lorsque je vais le vendre. »
Cette dure réalité est en train de s’étendre. Les marchés du logement en surchauffe en Europe de l’Est et dans les pays baltes se refroidissent désormais rapidement, maintenant que les Européens de l’Ouest devenus inquiets, ont cessé d’investir dans des biens à Varsovie, Tallinn, en Estonie et autres Eldorados immobiliers.
En Inde et au sud de la Chine, les prix ont cessé de grimper. Après la chute prononcée du cours des actions qui avaient atteint des sommets, les ménages ne disposent plus d’autant d’argent pour acheter des biens. Les ventes d’appartements à Hong Kong - un marché normalement hyperactif - ont ralenti dernièrement, et le prix des appartements milieu de gamme commence à baisser.
À New Delhi, ainsi que dans d’autres régions du nord de l’Inde, les prix ont connu une chute de 20% l’année dernière. Sanjay Dutt, qui dirige une société immobilière, l’attribue à une érosion de la confiance.
Une grande partie de ces replis semble suivre la loi fondamentale de la gravitation : ce qui monte doit redescendre. Les taux d’intérêt très bas qui ont contribué à gonfler les bulles immobilières dans de nombreux pays, rendaient prévisible cette baisse des prix généralisée, estiment de nombreux économistes.
Ce n’est pas la première fois qu’un retournement de conjoncture immobilière traverse les frontières, mais cette fois les répercutions ont été amplifiés par l’intégration des marchés financiers. Lorsque les défauts de paiement aux USA se retrouvent dans les livres de compte des banques européennes, les problèmes américains aggravent ceux du reste du monde.
Le cas de la Grande Bretagne est révélateur. C’était l’un des marchés immobiliers les plus robuste, avec moins de surproduction qu’en Irlande ou en Espagne. Puis, l’été dernier, la crise des subprimes est née sur l’autre rivage de l’Atlantique.
En deux mois, le nombre de crédits immobiliers accordés a alors baissé de 31%, comparativement à l’année précédente. En mars, le prix moyen des logements a diminué de 2,5%, la plus importante baisse mensuelle depuis 1992.
« Le boom des prix du logement a été en fait beaucoup plus marqué ici qu’aux États-Unis », observe Kelvin Davidson, économiste chez Capital Economics à Londres. « Les gens devraient être plus inquiets qu’aux Etats-Unis ».
La Grande-Bretagne connaît une activité dans le secteur du financement de l’immobilier qui est parmi les plus développées, et se situe non loin derrière celle des Etats-Unis. Le montant de l’encours de dette hypothécaire, comparativement au PIB, y est plus élevé qu’aux Etats-Unis, selon une étude réalisée par le Fonds Monétaire International.
« Le Royaume-Uni a suivi le mouvement des États-Unis vers des terres inexplorées, en vendant des crédit en porte-à-porte et en imaginant que les prix allaient monter sans cesse », déclare Allan Saunderson, rédacteur en chef de Propriété Finance Europe, une lettre d’information destinée aux investisseurs.
Pourtant, les problèmes de la Grande-Bretagne sont peu de chose comparativement à de ceux de l’Espagne et de l’Irlande. L’investissement dans le secteur résidentiel représente 12% de l’économie irlandaise et 9% de l’économie espagnole, comparativement à 5% en Grande-Bretagne et 4% aux Etats-Unis, selon le FMI
La surabondance de logements neufs a entraîné l’arrêt des mises en chantier, augmentant le chômage et assombrissant les perspectives des deux étoiles montantes européennes de la dernière décennie.
« Nous nous réveillons du rêve immobilier et nous nous retrouvons dans une situation où les prix sont en baisse en Espagne pour la première fois », déclare Fernando Encinar, l’un des fondateurs de Idealista.com, un site Web consacré à l’immobilier.
En Espagne, plus de quatre millions de logements ont été construits dans la dernière décennie, soit plus que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France réunies. Le prix moyen de l’immobilier a triplé dans certaines régions du pays, lorsque l’économie, alors vibrante, attirait les immigrants et les Européens du Nord, séduits par les maisons de vacances le long de la Costa del Sol.
Mais aujourd’hui ce sont des milliers parmi ces maisons qui sont vides. Le FMI estime que l’immobilier est surévalué de plus de 15%. Avec la contraction des prêts hypothécaires et des prix qui s’effondrent, les spéculateurs qui avaient considéré l’immobilier espagnol comme une valeur sûre sont confrontés à la dure réalité.
En 2005, Julian Felipe Fernandez a acheté trois petits appartements, pour réaliser un investissement, dans un immense programme construit en dehors de Madrid. Il a déjà versé 100 000 euros à titre d’acompte, et est désormais impatient de les revendre pour éviter d’avoir recours à une coûteuse hypothèque. Mais avec le décrochage du marché, le prix demandé par M. Fernandez est le même que celui de son acquisition.
« Il y a trois ans, il me semblait que je serais en mesure de les céder en empochant un joli profit avant même qu’ils ne soient finis », observe-t-il. Maintenant il espère tout au plus « s’en débarrasser, et se défaire de ce casse-tête. »
S’il parvient à s’en séparer il sera chanceux. Enric Bueno, responsable du marketing pour Ibusa, une société immobilière de Barcelone, indique que son cabinet ne réalise plus que six ou sept ventes par mois, contre 40 il y a un an.
« Les choses vont vraiment mal », déclare M. Bueno. « Si cela continue ainsi pendant cinq ans, nous n’y arriverons pas. »
Les économistes sont en train de réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’Espagne, et certains prévoient une stagnation dès l’été. Selon les prévisions de BBVA, l’une des principales banques espagnoles, le chômage devrait atteindre 11% en moyenne cette année, contre 8,6% en 2007.
De telles chutes sont déjà manifestes en Irlande, où les chauffeurs de taxi se plaignent de voir les chômeurs du secteur du bâtiment venir gonfler les rangs de leur profession. L’effondrement de l’immobilier a mis brutalement fin en Irlande à plus d’une décennie de croissance désordonnée qui lui avait valu le surnom de « tigre celtique ».
Aujourd’hui, l’ambiance qui règne dans le pays est celle d’un réveil brutal, et bien peu Irlandais. Le prix moyen de l’immobilier a baissé de 7% l’an dernier, un record pour l’Europe, selon les chiffres de la Royal Institution of Chartered Surveyors, un groupe immobilier britannique. Et ils sont susceptibles de baisser d’un montant similaire cette année.
Ayant connu un boom de 16 ans, qui n’avait été que brièvement interrompu après les attaques terroristes du 11 Septembre, l’Irlande a le marché du logement le plus surévalué parmi les pays développés, selon le FMI. Dans sa dernière publication sur les perspectives économiques, il a calculé que les prix sont 30% supérieurs à ce qu’ils devraient être, compte tenu des fondamentaux économiques de l’Irlande.
Pour beaucoup d’Irlandais, accepter cette réalité représente un apprentissage difficile. Certains propriétaires sont encore dans le déni, notent les courtiers, et continuent de demander 5 millions de dollars pour des maisons qui n’en valent pas plus de 4. Mais les promoteurs ont commencé à baisser les prix des appartements les plus petits, comme par exemple celui détenu par Emma Linnane.
« L’année dernière, cela a été notre période de « réveil en sueur au milieu de la nuit », se rappelle David Bewley, directeur de l’agence immobilière Lisney. « Maintenant, nous avons mûri. »
Tous les augures ne sont pourtant pas négatifs, note M. Bewley. Les maisons recommencent à se vendre, mais pour 25% de moins. L’Irlande n’a pas encore souffert de l’incidence des défaillances sur les prêts hypothécaires dans ce ralentissement, en partie parce que les prêteurs n’ont pas été aussi agressifs que ceux des États-Unis.
Mais certains craignent que l’effondrement du secteur du logement puisse gâcher la recette irlandaise du succès. À l’instar de l’Espagne, elle a attiré de nombreux travailleurs étrangers, dont beaucoup sont venus occuper des emplois bien rémunérés dans le secteur de la construction. Cela a entraîné à la hausse un marché de la location qui reste soutenu, et était une source de revenu pour de nombreux Irlandais qui ont investi dans la pierre.
« Si les immigrés retournent chez eux, cela nuira-t-il au marché de la location ? S’interroge Ronan O’Driscoll, directeur chez Dublin Savills, une société immobilière. « Si cela se produit, cela provoquera indubitablement des saisies immobilières. »